Je vis avec mes yeux lumières

Entre action et songe, la fillette avance à petit pas avec ses postures de princesse à la frontière du réel. Dans ce territoire inconnu, envolons-nous et laissons nous porter. De cache-cache en jeu, la robe bleue flotte dans la forêt. Liyana déborde d’imagination. Le papillon devient la fée Gisèle, cela ne peut-être qu’elle car nous n’avons pas vu d’autre être volant. Le périple devient long. Un murmure rassurant nous suggère une halte dans le château qui se dresse devant nous.

 

Cette belle cage vide est remplie de traces du passé.Ces habitants l’ont depuis bien longtemps désertés. Les années l’ont abimé, une mélodie envoutante et âpre s’en dégage. Elle nous enferme dans un temps résolu. Ce lieu porteur d’histoire vit sa dernière grâce.

Au milieu des couches et sous couches de souvenirs, Liyana crée son univers. Madame renarde vient lui tenir compagnie. Les lieux et objets sont abandonnés et cassés. Qui était donc leur propriétaires? Qu’est-il arrivé à cette demeure?

Dans cet imaginaire, une zone de confort nous enferme petit à petit, une solitude nous gagne, une musique lancinante se joue. Le temps passe et les fleurs s’impatientent, la décision tarde. La princesse attend désespérément le signe qui lui redonnera la liberté. Le malaise grandit et l’attente de l’autre pèse de plus en plus lourd. La volonté nous guidera sur le chemin à continuer.

 

Ce comte superpose en filigrane l’autoportrait de la photographe et les rêves de ces deux petites filles. Liyana est le nom de la princesse dans l’histoire qui se raconte le soir. Cette parenthèse reprend les éléments de la journée et les romance. Elle permet de lever les doutes et peurs. Dans ce monde onirique, les réponses ne sont pas forcément exprimées mais les interrogations formulées. 

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